Dans une mise en scène créée pour le Théâtre de Verdure et mettant spécialement en valeur le plus grand des instruments à cordes de l’orchestre, La Contrebasse est une confession aussi touchante qu’hilarante.
Celle d’un contrebassiste classique, troisième pupitre d’un grand orchestre allemand.
Celle de sa passion et de sa haine pour son instrument.
Celle de son amour impossible pour une jeune et formidable soprano qui ignore totalement son existence.
Tour à tour sublime et pathétique, savant et hébété, drôle et bouleversant, voici un homme envahi par des émotions et des sentiments bien trop grands pour lui, aussi encombrants que cette contrebasse à qui il consacre sa vie, au point de le faire basculer devant nous dans la folie.
Pour personnifier cette contrebasse envahissante, Nicolas Senty est accompagné d’une contrebassiste émérite, Esther Brayer, première contrebassiste solo de l’Opéra National de Bordeaux.
Du simple pincé de corde jusqu’à La Truite de Schubert, en passant par des compositeurs célèbres ou obscurs, ils offrent un duo organique et une Contrebasse de Patrick Süskind comme elle n’a jamais été entendue.